Interview de 2 otages colombiennes
Au lendemain de la libération des otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez de Perdomo, le président vénézuélien Hugo Chavez a lancé un appel à la communauté internationale destiné à réhabiliter les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) et l'Armée de libération nationale (ELN, castriste), considérées par les Etats-Unis, l'Union européenne et le Canada comme des organisations terroristes.
M. Chavez a choisi le cadre solennel de l'Assemblée nationale, vendredi 11 janvier, à Caracas, pour remettre en cause le statut des guérillas colombiennes. “Nous devons reconnaître ces forces insurgées, car elles ont un projet politique bolivarien, que nous respectons ici au Venezuela”, a-t-il déclaré sous les applaudissements des parlementaires.
Le gouvernement colombien a vivement réagi, en refusant qu'on accorde aux FARC et à l'ELN “le statut de belligérants”. “Quelle armée assassine ou s'adonne au trafic de drogue ?”, a demandé l'ex-président colombien Andres Pastrana, qui avait accepté de démilitariser, pendant trois ans (1999-2002), la région du Caguan en vue de pourparlers de paix avec les FARC qui ont échoué.
Dans la soirée de vendredi, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont dénoncé, lors de leur première conférence de presse à Caracas, les méthodes des FARC, qualifiées d'“organisation criminelle” par Mme Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt. “La prise d'otages est un crime de “lèse humanité”. Ils disent qu'ils sont l'armée du peuple et on voit qu'ils entraînent des gens à la prise d'otages”, a-t-elle expliqué, en ajoutant avoir été enchaînée, un temps, après une tentative d'évasion manquée, en pleine nuit, en compagnie d'Ingrid Betancourt. Selon Consuelo Gonzalez, “le seul fait de priver quelqu'un de sa liberté peut être considéré comme de la torture (…) Nous étions très affectées de voir les hommes enchaînés à un poteau au moment de dormir”. Interrogée sur la demande formulée par Hugo Chavez, l'ex-parlementaire colombienne a estimé que “ le conflit est si grave que toute action qui nous permettrait de le surmonter est la bienvenue”.
A Bogota, trois procureurs enquêteurs spécialisés, au Parquet, dans les droits de l'homme, ont bien voulu répondre à nos questions sous couvert de l'anonymat. Ils estiment que les FARC violent les Conventions de Genève et le droit international humanitaire. “Les enlèvements sont des crimes commis par les FARC au vu et au su de tout le monde, rappelle l'un d'eux. Les conditions inhumaines de captivité des séquestrés, enfermés dans des cages, enchaînés en permanence dans le cas des hommes comme l'a confirmé Mme Perdomo, utilisés comme boucliers humains, sont contraires à toutes les règles internationales.”
Aussi bien les FARC et l'ELN que les milices paramilitaires d'extrême droite sont responsables du déplacement forcé de populations, que certaines ONG chiffrent à deux millions de personnes. Ces trois fonctionnaires, en première ligne dans la lutte contre les violations des droits de l'homme commises en Colombie par des agents de l'Etat ou par les groupes irréguliers, se montrent pessimistes quant aux perspectives de paix.
Nicolas Sarkozy : Raymond Forni «laissera le souvenir du destin exemplaire d'un enfant de la République. Sa trajectoire témoigne de la capacité d'intégration et d'élévation par le mérite qu'offre la République. Fils d'immigrés italiens, orphelin de père à 11 ans, ouvrier à la chaîne à 18 ans, bachelier à 22 ans pour devenir avocat à 27. Il rendit à la République ce qu'elle lui avait offert en la servant fidèlement.»
Maintenant ou jamais. Lui, est persuadé d’une chose, c’est maintenant ou jamais. Maintenant, parce qu’après huit ans de présidence Bush et de batailles idéologiques stériles ou de guerres injustifiées, les Américains ont besoin qu’on leur parle de coalition et qu’on les berce de changement. Maintenant, parce qu’avec seulement trois ans passés au Sénat, son bilan est encore (presque) vierge de politique politicienne et ses discours pétris d’idéalisme. Maintenant, parce qu’à 46 ans, il est le plus jeune des candidats et peut incarner, presque physiquement, l’arrivée d’une nouvelle génération au pouvoir. «Notre génération», dit-il aux foules d’étudiants qui viennent le voir en masse. Maintenant, parce qu’il y croit et que cet espoir est communicatif. S’il a bien un talent, c’est celui de captiver les foules, de les faire rêver à quelque chose de meilleur, de leur réchauffer le cœur. Dit comme ça, cela fait très naïf. Mais jeudi soir encore, après son discours de victoire, les commentaires sur les sites politiques commençaient ainsi : «Il m’a donné la chair de poule» ou «J’en avais les larmes aux yeux». Combien d’hommes politiques sont capables de susciter de telles émotions ? Combien l’ont fait depuis John F. Kennedy ?
Le président pakistanais Pervez Musharraf a démenti toute implication de ses services de sécurité dans l'assassinat de Benazir Bhutto et il a souligné que l'ancien Premier ministre avait été informée de menaces émanant d'islamistes radicaux.



